vendredi, mai 15, 2009
Cacophonie estivale
Mon immeuble de trois étage forme un U géant avec celui d'à côté. Ma cours, c'est la moitié du U.
Je m'y installe souvent pour écrire, parce que les murs oranges de mon salon sont tout sauf inspirants, et surtout parce que ces temps-ci il fait trop beau pour s'enfermer à l'intérieur. De façon générale c'est assez tranquille, et je n'entend que le bruit du vent et des voitures qui passent en trombe sur la Sainte-Catherine. Une fois de temps en temps s'y mêle le bruit des parents Hochelaguien qui crient après leurs enfants alors que ceux-ci ne font que jouer, courrir...bref, être des enfants.
Mais là aujourd'hui, je sais pas si c'est parce qui fait vraiment beau, mais j'ai droit à du Mélanie Renaud qui braille du troisième, accompagné des vieux succès des Killers au deuxième, et du petit dernier de Beyonce. C'est, ma foi, assez spécial comme mélange, surtout courronné du Animal Collective que j'écoute dans le tapis, comme j'vais les voir ce soir.
Aujourd'hui c'est tout ça : le vent, les enfants aux parents bougons, les voitures, le mélange des goût musicaux mêlé aux odeurs de barbecues.
Je vous annonce officiellement qu'on est en été. Tans pis pour le mois de mai.
samedi, mai 09, 2009
Lapoc' by the Fleuve
C'était quand même mon troisième roadtrip en une semaine. Elle fournit, la madame! Après Québec la fin de semaine passée et Vaudreuil-sur-le-Lac lundi, direction Bas-du-Fleuve. C'était donc relativement légitime pour moi de ne pas être ultimement enthousiaste par l'idée de faire encore de la route. Non seulement ça, mais j'ai en plus dû déclarer une foutue guerre territoriale au chien, qui maîtrise avec finesse et subtilité l'art de prendre toute la fuckin' place, même si elle est grosse comme rien. Alors même si j'ai essayé de démarquer mon territoire du mieux que j'ai pu (avec un oreiller s'entend, aucun moyen biologique ni naturel n'a été utilisé ici), elle a quand même gagné lorsqu'elle s'est couchée la tête sur moi en soupirant d'aise. Je n'ai pu que capituler. Pour vrai, les armes de destruction massive c'est vraiment overrated. On devrait envoyer des chiots enjoués pis des bébés roses et potelés à la place. On sous-estime vraiment le pouvoir de la cuteness.
Enfin bref, malgré tout j'étais quand même vraiment excitée de partir pour Lapocatière comme ça faisait vraiment longtemps que j'avais pas vu ma famille du côté de ma mère et que je savais que ça me ferait du bien d'me changer un peu de l'air montréalais. Y'a rien de mieux que l'air frais du fleuve pour te recrinquer la joie de vivre. À chaque fois que je viens ici, j'me demande comment je fais pour vivre dans le rythme de vie absolument fou de la ville. Tout est tellement plus lent, plus frais et plus vrai ici! Mais j'sais très bien qu'après une semaine je deviendrais totalement folle et que j'aurais besoin que ça bouge et que ça brasse, qu'il se passe quelque chose.
C'est aussi quand je viens ici que j'ai le plus envie d'écrire. Pas de stress. Pas de sentiment d'avoir toujours quelque chose de plus urgent à faire. Juste ma tête, sans distraction. C'est p't'être juste ça que ça me prend, au fond. C'est peut-être ça, mon coup de pied.
mercredi, novembre 12, 2008
Coudonc...
Pi en plus, c'est quoi ce slogan là, Québec Gagnant? J'trouve que ça l'air d'être le nom parfait pour un nouveau jeux-questionnaire télévisé sur le thème de la souveraineté. D'après moi, ils ont dû demander des suggestions à Guy Mongrain...
mardi, novembre 04, 2008
Barrières
Quand je regarde mes agissements des derniers mois, voire même de la dernière année, je me rends compte que j'ai dépassé ces limites là plus souvent que je ne l'aurais voulu. J'ai commencé à agir de façon assez opposée à ces convictions et à ces choses en lesquelles j'ai toujours cru, que je me suis toujours fait un point d'honneur à respecter, et je me demande pourquoi.
J'ai changé. J'suis pas capable de dire si c'est une bonne chose ou non, mais le fait est que je ne me reconnais plus vraiment. Je ne sais pas si c'est dû à tout ce stress que je m'impose, à toutes ces choses que je voudrais tant pouvoir faire mais qui ne me semble pas atteignables.
Et plus je pousse ma réflexion, plus je me rend compte que j'ai fait sauter les mauvaises barrières. Que j'ai franchi les limites que je n'aurais pas dû franchir, et que celles qui m'empêchent d'avancer demeurent.
C'est con demême. Ce qui m'énerve, c'est que je ne sais pas pourquoi. J'essaie de voir ce qui a déclanché tout ça et c'est comme si je cherchais la rive au beau milieu de l'océan.
Petite réflexion d'un mardi soir comme ça.
jeudi, septembre 11, 2008
iiish
Ca arrivera plus, promis.
...ou en tk pas trop souvent!
mercredi, septembre 10, 2008
Être en non-devenir
Je ne vais plus à l'école. Pas parce que je ne veux plus y aller. Ni parce que je ne sais pas quoi faire. Je n'y vais plus parce que j'ai peur.
J'ai peur de ne pas devenir. Je crains ce qui pourrait ne jamais arriver.
Je sais ce que je veux. Je le sais très bien, mais même si on me répète sans cesse que je devrais foncer, que j'ai du talent, que je dois le faire, j'ai toujours cette peur, enfouie en boule au fond de mon estomac et là pour rester, de ne pas atteindre mes propres attentes et de vivre dans l'amertume de ma propre déception.
Je sais, c'est un peu con. Au fond, ne pas me lancer reviens à échouer. Mais on dirait que de m'avouer vaincue avant d'avoir lutté, à défaut de prouver ma nullité, vient seulement la laisser entrevoir.
Je ne sais pas pourquoi c'est ce soir, maintenant, que j'ose enfin me l'avouer.
J'ai peur de ne pas devenir la personne qu'on veut que je sois. La personne que je veux être.
C'est décousu, c'est brouillon.
C'est moi.
mercredi, novembre 28, 2007
Inhumain
" Ah ouache, t'es fou, j'me baignerais jamais là-dedans! J'aurais ben qu'trop peur qui me pousse un bras dans le front...ou pire... Un cinquième pouce!"
- Moi-même, prise en flagrant délit de zèle anatomique.
mardi, octobre 30, 2007
Stupeur et Tremblements
Comme d'habitude on savait pas trop quoi faire. Comme d'habitude, on s'est ramassé au quartier Dix30 Ben et moi, question de dépenser le budget qu'on a pas. Y'est pas loin de neuf heures du soir et les boutique sont sur le point de fermer alors on doit faire vite. Y fait noir, y fait froid. Comme toujours on fini par aboutir au HMV, parce que c'est bon la musique et qu'on aime ça, et surtout parce que ça vaut pas vraiment la peine d'aller faire des visites éclair dans des boutiques de vêtements alors qu'y nous resterait à peine 2 minutes pour essayer un T-Shirt.
On est là donc, à déconner dans la section des 2 pour 25 piasses, jusqu'au moment où les yeux méprisants des vendeurs nous convainquent qu'il serait p't'être temps de penser à faire notre petit bout de chemin. Ils sont fatigués, pi nous ben, on est vraiment fatiguants. On sort et on est là, le coeur heureux parce que la vie c'est bien, jusqu'au moment fatidique ou on se retrouve à l'extérieur du magasin...
Y'a pas un chat dans les rues de la ville-centre-d'achats. L'atmosphère est déjà assez étrange, mais ça atteint un niveau assez incroyable alors que les premières notes de la tune de X-Files commence à jouer dans les speakers. Et c'est pas seulement devant le HVM, pas fort et tout discret. Que neni. C'est intense et c'est dans tout le Quartier. On reste planté là pendant 2-3 minutes à pas trop comprendre ce qui se passe, jusqu'au moment où j'me retourne vers une vitrine pour vivre la plus perturbante des rencontres du troisième type : Je me suis retrouvée soudainement nez à nez, que dis-je, nez à papier-glacé avec une poster Géant des Têtes à Claques. Peur, Dégoût et Traumatisme. Le moment était juste trop parfait.
J'suis la seule à trouver que les T.A.C sont dans le top 5 des choses les plus moches jamais créées par l'homme?
EDIT : Ok. P'tetre pas dans le top 5. Mais pas loin. très très pas loin.
lundi, avril 02, 2007
C'est assez ironique...
J'dis ça comme ça...!
mercredi, mars 21, 2007
En journalisme, moi?
Mais bon bref, passons.
Question du jour : Qu'est-ce que ça prend pour faire un bon journaliste?
On s'entend que ça prend pas juste une passion des mots. Ça serait beaucoup trop facile. Si j'me pose la question, c'est parce que ca arrive assez fréquemment qu'on me demande '' Mais pourquoi, toi qui écrit si souvent et si bien (?), ne vas-tu pas en journalisme?''. Et je bloque.
Ouin, pourquoi?
Je sais fichtrement pas, en réalité. J'dois avouer que c'est une idée qui m'a beaucoup trotté dans la tête, mais pour une raison X j'ai toujours réussi à me convaincre que j'ai pas ce qu'il faut. Oui, j'aime écrire. Mais ai-je vraiment le talent qu'il faut? L'objectivité qu'il faut? J'ai pas assez de combativité. J'vais me faire manger tout cru, c'est sur. Ah oui? Eeeeeh...Ouan. J'sais plus.
Et puis j'ai jamais participé à la production d'un journal scolaire. Messemble que tout journaliste qui se respecte dois avoir fait parraître au moins un article dans un journal étudiant X, non? C'est la moindre des choses, quand on aime vraiment ca... Jamais eu le courage.
De toute façon, j'ai pas le temps. Et puis personne ne lirait mon article. En plus, je sais pas comment m'y prendre pour soumettre un article, trop compliqué. Tant d'excuses bidons pour ne pas le faire, si peu de bonne raison. Problème de guts, que j'vous dis. J'ai juste peur de la critique au fond. Trouillarde.
Mais bon, de toute façon j'ai trouvé ce que je veux faire dans la vie. J'veux aller étudier en Sexologie, ouais. Tout le monde me ''verrais teeeeeeeeeellement bien là dedans!''. Ça m'intéresse vraiment. Mais desfois, j'peux pas m'empêcher de me demander si c'est vraiment mon premier choix, ou si je ne vais pas là parce que j'ai peur de me planter en allant en journalisme...
Mmmmrshhh..?
vendredi, mars 09, 2007
mardi, mars 06, 2007
Sans titre
Je sais pas si c'est l'hiver. Je sais pas si c'est cette fatigue physique et psychologique que je traine depuis un certain temps, mais j'ai vraiment besoin de faire le point.
Ces temps-ci, je m'étourdis avec toutes sortes de distractions. Depuis les deux dernières semaines, très rares sont les moments où je me suis retrouvée complètement seule avec moi-même. Et maintenant que j'me retrouve finalement seule, j'suis complètement perdue. Je sais que je dois faire le point et revoir mes priorités, mais tellement de choses se bousculent dans ma tête que j'ai peine à y voir clair.
J'ai vraiment une sale baisse d'énergie, et on commence à me le faire remarquer. Je ne suis plus la folle furieuse que j'étais. Je me fous de tout. Je sais que ça va me passer, puisque c'est probablement encore cette putain de dépression saisonnière qui fini par me rattraper. Je sais très bien qu'avec le retour du soleil, je redeviendrai la jeune femme souriante et dynamique, voir hystérique que j'ai toujours été. Mais en attendant, je dois me remettre en question. Faire le grand ménage du printemps dans ma tête. C'est une douleur nécéssaire.
Il est très rare que je me laisse aller à la déprime. Les gens qui me connaissent bien vous le diront. Mais il y a des moments dans la vie où la descente est inévitable, si ce n'est que pour mieux remonter.
lundi, décembre 25, 2006
J'voudrais pas être alarmiste mais...
Un 25 décembre.
Louche.
